Test Diablo 2( 02/07/2000
)
Avant d'étudier sous toutes ses coutures le mode Multijoueur, voici le test du mode Solo de Diablo II. Cet été pas de vacances, c'est Diablo 2 qui va regner...
Test - Diablo 2
Quand ils se lancent dans la réalisation d'une suite, les éditeurs appliquent presque immanquablement l'une des trois règles suivantes. Certains font table rase du premier volet et prennent le risque d'une refonte totale. D'autres vivent de leurs rentes et nous servent chaque année (ou presque) le même principe, le même héros (voire la même héroïne) avec un léger changement du décor ou des autres détails aussi insignifiants. Enfin, il y a ceux qui, forts du succès du premier jeu, ne le modifient pas ou très peu. Mais attention, pour ces éditeurs-là, "encore" signifie avant tout "encore plus". Le raisonnement qui semble avoir guidé Blizzard pendant le développement de Diablo II se résume dans ces deux mots : encore plus grand, encore plus beau, encore plus "jeu de rôle". Diablo II balaie d'une pichenette le souvenir de son auguste prédécesseur. Après une heure passée dans cette suite, le seul mérite qu'on attribue au premier Diablo est d'avoir ouvert une voie.
Installations gargantuesques
Diablo II en impose d'emblée par son physique. Plutôt trapu, il tient sur trois CD. Gourmand, il réclamera un giga et demi pour peu qu'on veuille l'installer complètement (solo, multijoueur et cinématique). Si votre disque dur ne vous permet pas une telle démesure, vous vous rabattrez sur deux installations plus légères : 600 Mo pour le mode Solo ou environ 900 Mo pour le Multi. D'ailleurs, même si l'on choisit l'installation "XXXXL", Diablo II passera son temps à faire des accès disque. La moindre nouveauté, qu'il s'agisse de l'entrée sur une nouvelle carte ou d'un changement d'arme réclamant de nouvelles routines de mouvement, génère un gel de l'image. Ça ne dure jamais plus qu'une fraction de seconde, mais c'est total. Et, comme en général ces ralentissements interviennent à l'instant où l'on va inaugurer sa nouvelle épée à deux mains ou son fléau tout neuf sur le cuir d'un des monstres de passage, on y laissera à coup sûr quelques points de vie.
A la poursuite du démon rouge
Cinq classes de personnages se trouvent à votre disposition. Une fois votre avatar choisi et baptisé, l'aventure lui tendra les bras. Au cours de son existence, il progressera selon vos décisions et acquerra petit à petit la maîtrise d'une trentaine de sorts. Attention : ces facultés dépendent directement de sa nature et ne sont pas partagées par les autres. Pour bien faire, il faudrait vivre l'aventure cinq fois en changeant de personnage. Chacun des quatre épisodes composant Diablo II équivaut en volume à la totalité de Diablo I. Le premier acte se déroule dans un milieu ressemblant à s'y méprendre à la lande désolée de Tristram, théâtre du premier Diablo, mais on passe beaucoup plus de temps à l'air libre dans ce deuxième jeu. Les quêtes se succèdent dans ce décor familier. On vous demandera, par exemple, d'arracher un marteau enchanté des griffes d'un forgeron démoniaque ou de retourner à Tristram pour sauver une vieille connaissance : Deckard Cain. Quand vous aurez accompli toutes ces missions, vous profiterez de l'hospitalité d'un caravanier pour partir vers une destination des plus exotique : l'Orient. Mais cette contrée mystérieuse ne constituera qu'une étape vers votre but : rattraper Diablo et l'anéantir.